Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 19:13


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Voici que dans le ciel où se braquent les yeux,

Se voile le soleil d’une ombre grandissante.

Voici que ressurgit la crainte lancinante,

D’un monde qui se glace avant que d’être vieux.


Qu’importe le savoir et qu’importent les dieux,

Le souffle est retenu dans ces secondes lentes,

Quand enfin rejaillit la lumière et s’enchantent

Les Hommes admirant le spectacle des cieux.


Et toi, Ô mon Amour, que masque ton absence,

Ton départ si soudain et ce pesant silence ?

Et toi, Ô mon soleil, reviendras-tu un jour ?


Qu’importe l’avenir si l’histoire s’achève,

Mon souffle s’évapore à ne dire bonjour,

Qu’au vide de l’oubli où s’éclipsent nos rêves…

 

 

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Par Aralf - Publié dans : Poésie - Communauté : papierlibre
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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 11:25

Avoir été félin

 

 

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Avoir été félin le temps d’une vie

Panthère marchant sur la neige en silence

Once sauvage sous le soleil levant,

Serein séraphique en effleurant le vent

D’un vallon silencieux blanc comme faïence

 

 

Avoir été félin le temps d’une vie

Jaguar orgueilleux guettant sous l’ombre dense

De la voussure d’une nef de géant

Se glisser hors de l’eau puis se changer en

Mangeur de soleil à la toute puissance

 

 

Avoir été félin le temps d’une vie

Guépard ondulant d’un pas de suffisance

Observer le monde et son rythme si lent

Se sentir soudain habité d’un élan

Et jaillir au soleil comme un fer de lance

 

 

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Par Aralf - Publié dans : Poésie - Communauté : Revue poésie et nouvelles
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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 09:48

Le vieil homme et les animaux

 

Un vieil homme arrivant un jour au Paradis,

Avec encore à la main son bréviaire,

Fût fort surpris au lieu susdit,

De ne voir qu’étrange bestiaire.

 

Dans un décor de comédie,

Pas d’anges, ni de saints, ni de Dieu,

Pour accueillir notre bonhomme :

Rien que des animaux odieux,

Comme on en voit au carnaval en somme.

 

Les animaux acrimonieux l’apostrophaient,

Moquant son air et sa personne,

Sa perruque et ses effets.

 

Mais lassé des lazzi  de cette étrange faune,

Le vieil homme approcha de qui semblait le roi :

« Vos sujets, puissant Sire,

N’ont-ils donc, comme ils se doit,

Nulle compassion pour mon martyre,

Pour mon statut de macchabée

Encore tout frais sorti du cercueil,

Pour mon âme quittant à peine les abbés ;

Est-ce là tout votre accueil ? »

 

Le Lion (car bien sûr c’en était un)

Lui répondit d’un ton acerbe :

« Pour l’éternité Monsieur l’importun,

mangeurs de viande  ou mangeurs d’herbe

Nous aussi, pauvres bêtes innocentes,

Serons cibles des quolibets, des jugements,

Des remontrances indécentes

De millions de gens, sûrement.

 

Vous nous avez créées pour votre gloire,

Avec nous vous souffrirez une juste peine,

Car jusqu’à la lie vous devrez boire

L’âpre vin de votre propre Fontaine.

 

Votre vie fut loin de la perfection

De vos leçons, de vos adages ;

Et foin de vos tardives confessions

Sachez, vous qui vous prîtes pour un sage,

De la naissance au dernier râle,

Qu’à trop écrire de morales,

On n’est jugé que sur la sienne ! »

 

 

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Par Aralf - Publié dans : Poésie - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 10:12

Chez Jules

 

Quand on allait Chez Jules

Le temps se suspendait

Noisettes et cafés

S’enchaînaient au comptoir

Ou sur les tables usées

L’échiquier sortait et les pièces glissaient

Fous noirs

Cavaliers blancs

Et le temps ralenti

S’étirait en journées

 

Jules le patron

Qui se nommait André

Baladait sur le zinc

Sa gueule hallucinante

De vieux clope trop fumé

Les plateaux de p’tis noirs

Poussaient sur les tables

Les cendars débordant

De rêves enfumés

 

Peu de Dames là-bas

Nous n’étions que des Rois

Pour faire danser le Roque

Aux Tours de bois poli

Nous n’étions que des Fous

Qui conquérions le monde

En oubliant souvent

L’heure des cours de Droit

Les théorèmes matheux

Ou les Sciences-éco

Mais que le monde est vaste

Quand il tient tout entier

Sur un carré de huit

Que des Pions se disputent

 

La rue de l’Université

Etait en pente abrupte

Mais jamais je n’ai su

Dans quel sens elle montait 

Ce vieux bistrot miteux

C’était ma Maison bleue

Mes Havres Gris

Et mon ivresse

 

Plus loin un bouquiniste

Echope d’un autre âge

Empilait pêle-mêle

Ses vieux livres et mes rêves

Fleuve Noir et S.F.

L’Âge d’or côtoyait

Quelques romans de gare

 

Le troquet fut vendu

Qu’est-il donc devenu

Un lounge ou un restau

Bien moderne et propret

L’estaminet n’est plus

Adieu donc les copains

Depuis longtemps perdus

Les cafés

L’échiquier

 

Les années ont glissé

Mais du mauvais côté

 

Le temps Fou triomphe

De mes blancs Cavaliers 

 

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Par Aralf - Publié dans : Poésie - Communauté : ECRIMANIA ou le désir d'écrire...
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Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 15:13

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Des hommes, bras levés dès que sonnent matines,
Interpellent le ciel, leurs sentences latines
Enlacent les voûtes sans âge.

Les arbres au lointain, sous le vent qui s’obstine,
S’élancent vers le ciel, leurs branches libertines
Caressent azur et nuages.

Le soleil, qui s’étire en aurore dorée,
Fait jaillir vers le ciel l’étreinte des forêts
Et des eaux claires des grands lacs.

Eros s’est éveillé au souffle que Borée
Exhale dans le ciel, et le dieu adoré
Des amants décroche son arc…
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Par Aralf - Publié dans : Poésie - Communauté : Ruche de beaux mots
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Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 16:47

Je les ai vu courir vos enfants vers la mer

Dans les vagues rythmées aux musiques du monde

J’ai entendu vos chants s’élever dans les airs

Traversant les éthers à cheval sur les ondes

 

Mais je n’ai pas pu voir la flamme dans vos yeux

Briller comme là-haut l’étoile si lointaine

Qui est là devant moi quand s’éclairent les cieux

 

J’ai bien vu les couleurs au sortir de l’antenne

Le bleu et l’émeraude où nagent vos rivages

Mais aveugle à jamais ma peau demeurera

De n’avoir pas touché le sable de vos plages

 

De n’avoir d’horizon que l’écart de mes bras

Je reste à demi mort de n’avoir pas vécu

Plus loin qu’un spectateur assis dans son fauteuil

 

Je les ai vu tomber les soldats les vaincus

Et vos enfants parfois et l’horreur de ces deuils

Me faisait frissonner ou du moins le croyais-je

Si loin du vrai fracas des missiles en rut

 

Mais vers chez moi demain ils annoncent la neige

Et l’OM a marqué paraît-il un beau but…

Allez, allez, allez on verra bien demain

Si le monde est réel et si l’on pleure enfin.


Par Aralf - Publié dans : Poésie - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 00:00

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J’ai vu passer là haut dans les cieux de velours

Des anges bienheureux, tout blancs, aux cheveux lourds

Des êtres de l’éden aux ailes de fumée

Qu’emmènent les zéphyrs d’un zèle parfumé.

 

J’ai vu valser sans fin des corps de pur albâtre

Et des diables furieux pour ces cœurs purs se battre

Les belles et démons qui dans les nues s’effleurent

Façonnés par le vent sont devenus des fleurs

 

J’ai vu surgir aussi des monstres gris et noirs

Polymorphes bâtards qui dévoraient le soir

Avalant le soleil de leurs gueules béantes

Par Eole chassés vers les enfers de Dante

 

J’ai vu mille regards aux fontaines du ciel

S’abreuver de lumière aux nuages de miel

De l’occident lointain où Euros les poussait

Là où meurt l’univers de ces dieux courroucés

 

J’ai vu glisser là-haut, bien plus haut que les arbres,

Des princes d’orient les lourds palais de marbre ;

Aux coupoles dorées, aux murs de pierre grise,

Mille et une folies changeantes sous la brise

 

Puis la nuque posée sur l’herbe verte et fraîche

J’ai pensé à Rimbaud et au dormeur du val

J’ai vu de noirs vaisseaux tout hérissés de flèches

Qui montaient à l’assaut et répandaient le mal

 

Puis j’ai vu des héros tentant de se lever ;

La Loi et le Chaos des histoires anciennes

Luttèrent en écho à nos fureurs terriennes.

Déjà je m’endormais et toujours je rêvais

 

De nappes de fumée les cieux se sont couverts ;

Des diables par millions dévorant la lumière

Le soleil, son drap bleu, la terre toute entière.

Moi qui reposais là mes yeux se sont ouverts…

 

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Par Aralf - Publié dans : Poésie - Communauté : Revue poésie et nouvelles
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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 08:27

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Nous sommes des rêveurs, des rêveurs de nuage

Les vents amèneront le sel d’autres rivages

Et les bruits enchaînés des hommes en servage ;

Nous sommes des rêveurs, des rêveurs de nuage

Le ciel dessinera les plus beaux des mirages

Et les chants amoureux des âmes en voyage ;

Nous sommes des rêveurs, des rêveurs de nuage

Les vents amèneront le sel d’autres rivages…

 

Nous sommes rêveurs de nuages

Aux changeantes images

Paradis essentiel

Doux voyages du ciel

 

Nous les voyageurs immobiles

Sur les chevaux fragiles

Par le souffle du vent

Par le soleil levant

 

Nous sommes princes de Bohème

Qui lisons nos poèmes

Aux nomades d’azur

De coton et d’air pur

 

Nous autres les fous, les rebelles

Que les orages appellent

Quand les cieux se font lourds

Aux hommes sans amour

 

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Par Aralf - Publié dans : Poésie - Communauté : Revue poésie et nouvelles
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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 08:51

 

J'ai lâché des ballons et les offre aux nuages

Qu'ils les emportent ailleurs vers d'autres paysages

Les offrent aux enfants, les "terribles" les sages

Les gras, les affamés, riches ou sans bagage

  

J'ai offert ces ballons aux "rêveurs de nuages"...

 

Regarde voyager les poèmes du ciel

Ces lourds nuages blancs

Qu’emporte le vent ;

Regarde les partir aux frontières ouvertes

Et rêve !

 

Regarde les rimer de moutons en moutons

Rire et pleur de coton

Que berce l’azur ;

Regarde les danser aux horizons lointains

Et chante !

 

Regarde les hurler quand ils se font colère

Et déchaînent leurs larmes

D’eau, de feu, de vent ;

Regarde les noircir dans les éthers obscurs

Et tremble !

 

Regarde donc tes vers poète mon ami

De liberté-bonheur

En désillusion ;

Regarde les gonfler des larmes de ton cœur

Ecris !

 

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Par Aralf - Publié dans : Poésie - Communauté : Revue poésie et nouvelles
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Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 17:13

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Par Aralf - Publié dans : Photos - Communauté : Ruche de beaux mots
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