Aux écumes fragiles…
Hélas d’actualité
Aux écumes fragiles…
Comme un oiseau de mer fatigué de voler,
Ton cœur s’était posé aux écumes fragiles.
Comme l’on fuit parfois sa terre désolée,
Tu venais réclamer la douceur d’un asile.
Mais cruelle est la vague à l’errance des Hommes,
Qui brise leurs envols, leurs espoirs, leurs esquifs.
Qu’importent leur parcours, leur histoire et leur Rome
Car la vague toujours les amène au récif…
Comme un oiseau de mer épuisé, famélique,
Ton corps s’était noyé aux écumes fragiles.
Comme l’on vit parfois d’un rêve chimérique,
Tu voulais espérer la chaleur d’un asile.
Mais cruel reste l’Homme aux errants de la mer
Qui rougissent de sang, le sable et les récifs.
Qu’importent leurs chagrins, leurs diables et leurs fers
Car la vague et le grain chavirent leurs esquifs…
CG extrait de Gaïa
(éditions EDILIVRE - http://www.edilivre.com/gaia-20ab8ecc05.html#.VTaQx1xloSg)