Abyme
Sur une peinture de Françoise Dugourd Capus

Comme un nageur glissant sur une mer étale,
Confiant dans cette eau pure où se mire le ciel,
Que la marée surprend ironique et fatale,
Le poussant peu à peu de son courant véniel.
Le voici arrivé sur les sombres accores,
Où mille pieds sous lui revenant du passé,
Les monstres abyssaux qui survivent encore
Guettent l’ombre qui vient et sa nage harassée.
Tout comme ce baigneur, silhouette fragile,
La vie l’avait guidé aux chemins sans retour ;
Abandonné prostré sous la lune immobile
Le vide sous ses pieds comme en haut d’une tour.
Mais cet abyme là c’est un grand puits sans fonds,
Aussi noir que l’oubli, ses rêves s’y défont…
Confiant dans cette eau pure où se mire le ciel,
Que la marée surprend ironique et fatale,
Le poussant peu à peu de son courant véniel.
Le voici arrivé sur les sombres accores,
Où mille pieds sous lui revenant du passé,
Les monstres abyssaux qui survivent encore
Guettent l’ombre qui vient et sa nage harassée.
Tout comme ce baigneur, silhouette fragile,
La vie l’avait guidé aux chemins sans retour ;
Abandonné prostré sous la lune immobile
Le vide sous ses pieds comme en haut d’une tour.
Mais cet abyme là c’est un grand puits sans fonds,
Aussi noir que l’oubli, ses rêves s’y défont…
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