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Les jardins d'Aralf

Par delà le rideau ( poésie )

9 Octobre 2010 , Rédigé par Aralf Publié dans #Poésie

Par delà le rideau

 

Pour le monde une larme est tombée sur ma route

Goutte d’ombre perlant aux paupières des fous

Hématome irisant les reflets de la mer

Dans sa gangue de fer goutte bleue de sang pur

 

Frêle océan de vie dans le vide néant

La larme s’en allant a glissé de mes joues

En lent suintement d’une noire gangrène

Géhenne jaillissant aux entrailles du monde

 

Alarme sans pitié jaillissant de ma gorge

Comme un soufflet de forge un rire de Vulcain

Cri perçant le béton aux ferrailles rouillées

Cri souillé comme l’air s’échappant dans le vide

 

Tout ce rêve pareil aux ombres vespérales

S’étale et se délite où renaissent les mots

Il n’est pas de regard plus serein que celui

Qui vit au fond du gouffre

La noirceur de la nuit

 

Mais le monde s’enfuit à chacun de mes songes

A chacun de mes pas

Et ne me laisse voir que des fragments de peau

Et des ondes mouvantes

Et des sables et des dunes

 

Mes yeux sont là

Mon regard est ailleurs

Déchirant des voiles

Et la solitude des êtres

 

Mes mains ne bougent pas mais caressent au hasard

Des visages perdus au sein des multitudes

Visages d’enfants saints et de vieillards obscurs

Visages doux des femmes et des hommes violents

 

Des champs de pur soleil s’abreuvent du néant

Le silence est partout

Bouches amères de solitude

Hurlements étouffés aux gorges condamnées

Babillements d’enfants

Murmures dans le vent des vieux aux bouches vides

 

Le silence emplit le silence

Et l’espace et le temps

L’enfer n’a point de flamme

Ni de glace stérile

Il n’est qu’errance et vide

 

Chaque réveil est une vie nouvelle

Et qu’importe le vent déchirant les nuages

Les ombres demeurent par l’espoir de la pluie

Qui reviendra un jour s’épancher aux sillons

 

Chaque soleil renaissant apporte la brûlure

De son souffle de vie

Et j’écoute distrait le chant lourd des cigales

Mon regard est perdu sur la cime des arbres

Mon regard se perdra au delà de l’azur

 

Que vouliez-vous me dire

Ô bouches fermées par la terre des ans ?

Que pouviez-vous me dire que je ne savais pas ?

 

Les hommes rouges sautent sur la terre déserte

Et malheureux leur dieu pleure lentement

De ses larmes de glace

 

Les univers possibles s’étirent

Inexorablement

Et ne me laissent voir que les relents putrides

De nos apocalypses

Que ne puis-je sentir

Le souffle d’un futur différent de ceux-là ?

 

Le rêve s’est enfui aux écrans de fumée

Soulevons le rideau pour voir ce qu’il en reste

 

Des gravures anciennes

D’hommes peints bouleversants

Jaillissaient sur le cuir des volumes jaunis

Dans l’odeur humide

Des grandes forêts et des sources du Nil

 

Le rêve s’est enfui aux écrans de plasma

Combien de pas ferons-nous

Pour soulever enfin juste un coin du rideau ?

 

La beauté se mérite

Mais que nous reste t-il pour entrevoir demain

Les mystères du monde ?

 

Que nous reste t-il des poèmes anciens ?

 

J’ai peur de la lumière

Qui brûle tous les livres

Et des hommes pressés qui veulent sans les lire

Connaître avant demain les mystères du  monde

 

Dites, que nous reste t-il des paradis perdus

J’ai peur de ne trouver sur des chemins faciles

Que des cartes postales

En format numérique

 

J’ai peur que le rideau

Ne recouvre plus rien de mes rêves d’enfant

Et que tremble ma main

 

 

.

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A
<br /> <br /> Merci d'avoir suivi mon conseil cela m'a permi de lire ton magnifique poème. Ce n'est pas évident de faire un commentaire sur de la  poésiecar  celle    ci est là<br /> pour ressentir .  Tes mots  sont si forts qu'ils me transpercent et me laissent KO  un instant .<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Un blog est fait pour être lu, donc c'est bien normal ! Je suis d'accord avec toi, il est parfois difficile de faire un commentaire, surtout sur ce genre de texte qui est plus sur le ressenti que<br /> sur le descriptif... <br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> <br /> Tu me demandes ce qui me gène le plus, je te donne la réponse sur ce poème qui me semble très beau mais que je ne peux lire en entier car c'est écrit  trop petit et en rose. Tu peux l'écrire<br /> en plus gros caractères ou en blanc  qui ferait  que tout le monde puisse  aprécier  ton poème .  J'ai vu que tu employais du rouge de temps en temps , évite  car cela éblouit . Je pense que comme moi tu adores le rouge  lmalheureusement ; c'est une couleur<br /> qui gène aussi bien en écrit que virtuellement .   Comme je te l'ai  dit par ailleurs, ce ne  sont que des conseils . Bon week-end<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Des conseils bien utiles, je corrige de suite !<br /> <br /> <br /> <br />
N
<br /> <br /> Re-salut. C'est un très beau texte qui touche profond, avec un souffle tout du long. Il nous reste notre sensibilité, et la poésie...Bonne soiré.<br /> <br /> <br /> <br />
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U
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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U
<br /> <br /> Whaou... Tu es magnifique! A décortiquer mot à mot pour en respirer toute la fragrance, et se la mettre au coin du coeur!<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Merci Ut, je suis content que cela te plaise, ton pseudonyme me laissant penser que tu es quelqu'un qu'il ne faut pas se mettre à "do" !<br /> <br /> <br /> <br />