Eclipses
Voici que dans le ciel où se braquent les yeux,
Se voile le soleil d’une ombre grandissante.
Voici que ressurgit la crainte lancinante,
D’un monde qui se glace avant que d’être vieux.
Qu’importe le savoir et qu’importent les dieux,
Le souffle est retenu dans ces secondes lentes,
Quand enfin rejaillit la lumière et s’enchantent
Les Hommes admirant le spectacle des cieux.
Et toi, Ô mon Amour, que masque ton absence,
Ton départ si soudain et ce pesant silence ?
Et toi, Ô mon soleil, reviendras-tu un jour ?
Qu’importe l’avenir si l’histoire s’achève,
Mon souffle s’évapore à ne dire bonjour,
Qu’au vide de l’oubli où s’éclipsent nos rêves…