poesie
Couleur lilas
Dans l’air flottait ce matin là Sous un soleil couleur lilas Dans la buée de mes carreaux Comme un accent de Nougaro Mais sans doute était-ce la pluie Qui pour jouer toute la nuit Avait cascadé de ses doigts frappant les tuiles de mon toit Dans les tuyaux...
La Lune en berceau
La Lune en berceau La lune ce matin n’est qu’un fil de lumière Vive comme une flamme Couchée sur l’horizon Un vestige de vie Une ultime lueur Ouverte comme un vase Dans lequel se repose La masse ronde, inerte Et grisâtre de l’astre. Je songe en la voyant...
A quoi sert un poème?
Si mon poème ne sert qu’à montrer Dans le ciel le vol de l’oiseau, La fleur qui rougit dans la rosée du matin, Le phare sur la mer qui guide les bateaux, Mon poème ne sert à rien ! Aussi beaux que puissent être ses vers, S’il montre ce que chacun peut...
Altius
Les arbres se tordent Comme si l’air manquait De racines en ramures Ils s’accrochent pourtant Comme à la roche rivés C’est à croire qu’ils nous défient De porter nos pas Et nos regards plus hauts Que leurs cimes émaciées Mais c’est ainsi que nous sommes...
Pour qui chante la mer?
Pour qui chante la mer que fuient les horizons …Et les nuages blancs ? Sur des flots incendiés tant de vaisseaux dérivent …Sous des vents de hasard Leurs voiles maternelles sont des ventres féconds …Tout gonflés de soleil Jamais vous ne saurez pour qui...
La sueur des cargos
J'ai le grand plaisir de vous présenter "la sueur des cargos " mon second recueil paru aux éditions EDILIVRE... Disponible par le lien ci-dessous en version papier ou numérique...
Aux écumes fragiles…
Hélas d’actualité Aux écumes fragiles… Comme un oiseau de mer fatigué de voler, Ton cœur s’était posé aux écumes fragiles. Comme l’on fuit parfois sa terre désolée, Tu venais réclamer la douceur d’un asile. Mais cruelle est la vague à l’errance des Hommes,...
La voix de Baudelaire
. Debout sous le soleil dans ses pauvres habits, Il récitait des vers, ceux du grand Baudelaire, A tous ces gens pressés autour d’un plat du jour ; Pressés de repartir à leurs vaines affaires. J’étais bien seul je crois à l’écouter parler, Comme un Jésus...